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Bientôt le ch'ti à l'école ? - par studiohawa

Si on en croit le vote de nos députés, ce mardi 28 janvier, qui viennent de ratifier la Charte européennes des langues régionales nous verrons peut-être le ch'ti (le picard) enseigné dans nos écoles dans quelques temps !
Mais mieux vaut ne pas trop rêver et continuer comme nous le faisons à prêcher pour cette langue.
Oui le ch'ti est une langue et non un patois.
Le ch'ti c'est du picard qui lui même est une langue romane, une langue d'oïl, et la langue d'oïl est référencée comme langue régionale CQFD !
Attention notre langue est en danger alors usons en, abusons en, pour que les générations futures n'oublient pas leur racine. Un monde uniforme est un monde triste.

Je reprends ici un extrait de Wikipédia:

"Le picard n’est pas enseigné à l’école (en dehors de quelques initiatives ponctuelles et non officielles) et n’est parlé que dans un cadre privé. Selon les historiens, il est probable que l’école républicaine obligatoire ait fait disparaître au XXe siècle les locuteurs picards monolingues.

La langue fait néanmoins l’objet d’études et de recherches dans les Universités de Lettres de Lille et d’Amiens ainsi que dans des universités étrangères comme à Indiana University aux États-Unis. Avec la mobilité des populations et la pénétration du français par les médias modernes, les différentes variétés du picard tendent à s’uniformiser. Dans sa pratique quotidienne, le picard tend à perdre de sa spécificité en se confondant avec le français régional. D’ailleurs, de nos jours, si la plupart des Nordistes peuvent comprendre le picard, de moins en moins sont capables de le parler et ceux pour qui le picard est la langue maternelle sont de plus en plus rares.

Cependant, le picard, parlé dans les campagnes comme dans les villes, est loin d’être une langue disparue, et constitue un élément encore important et vivant de la vie quotidienne et du folklore de cette région.

La prononciation varie aussi beaucoup suivant les parties de la région où la langue est parlée. De fait, pour un autochtone pratiquant le picard et entendant quelqu'un s'exprimer en patois, il lui est possible d'identifier rapidement l'origine géographique du locuteur."

De nombreux articles de presse relayent ce vote intéressant pour nous qui portons grand intérêt à la langue de not' coin !

Ce vote doit encore être entériné par le Sénat pour entrer en vigueur. In va incour attinte alors !

Publié le 29/01/2014 @ 07:22  - 1 commentaire 1 commentaire - Voir? Ajouter le vôtre?   Prévisualiser  Imprimer l'article

M'ninfince à Illies - par Leon_robin


Cht'in vrai bonheur ed trouver cha ! Mi, que j'su loin asteure, j'sus natif de l'Bassée et j'a vécu tout p'tiot à Illies a mô m'nonque Jules Martinage et m'tante qui vivo'nte au bout de l'grin rue (ché toudis l'avint dernière majon quint in sort d'Illies)

Ch'tôt a l'fin de l'guerre, j'étos pas bin vieux mais  je m'souvins bin de ch'it c'min (qu'est pû là asteure) qu'in prenot pour aller à l'école. In m'traînot, faut l'dir' maman par in bras, m'cousine par l'ôt' et mi j'avôs les talons qui traînôt'tent par ter'.

Ch'tôt incor' el ration'mint, m'nonc et m'tante y z'avot'tent un pourchieau et en' maguette din ch'gardin. M’tante el’ trayôt ch’maguette et in buvot ch’lait tou fré, chétôt toudis cha qu'y fallot point acater (mais cha, in m'la dit plus tard).

A l'majon, in buvôt de l'bire (pa mi, j'étôs trop jeune) que m'nonque il acatôt a ch'brasseur qui v'nôt livrer ch'tonneau qu'y descindôt a l'cave in roulant su' des planques qu'y metôt din ch'lescayer. Cha faijot un barouf qué j'croyos qu'chétôt d'lorache et j'allos m'mucher in d'sous de ch'tab ed cuisine.

Que'ques années après, in allot incor vir' m'nonc et m'tante. Je souvins qu'elle allot enfilasser toubac' a mô Carle, el grande since à côté. El' rue el' étôt incor pavée et quint in sortot de ch'villache ch'étot bordé d'in grin fossé d'ou qu'in quéôt  quéquefôs quint in apprenôt a fair' du vélo.  In n'étôt pas prop' quint in sortôt, ch'l'ieau elle étôt tout' verte.

J'sus fin benache ed' raconter cha. Mi qu'in a jamais voulu que j'parle ch'patois, j'maperçôs qu'ché quin mêm' comme eunn deuxièm'  lanc' maternel.

Publié le 22/01/2014 @ 07:19  - 1 commentaire 1 commentaire - Voir? Ajouter le vôtre?   Prévisualiser  Imprimer l'article

Les Weppes à la Sorbonne - par studiohawa

Je reprends ici le titre de l'article du blog de Weppes en Flandre de notre ami Frédéric Faucon qui fait allusion à l'intervention d'une de nos membres : Chantal Dhennin présidente de Weppes en Flandre. Cette intervention a eu lieu dans la prestigieuse université de la Sorbonne à Paris.

A ce titre j'associe bien volontiers l'article dans son intégralité puisqu'il parle d'un personnage célèbre de Marquillies: Léon Bocquet .

 Léon Bocquet  fait d'ailleurs l'objet d'un panneau de notre parcours.

Je vous laisse le soin de découvrir cet article.

Publié le 02/12/2013 @ 08:25  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre?   Prévisualiser  Imprimer l'article

L'picard in canchon - par studiohawa

Il y a de cela une bonne semaine je me baladais en Picardie, à Abbeville plus précisément.

Dans cette belle ville, à la recherche de quelque publication je tombais sur un journal très local 'Ch'Lanchron' ou 'le pissenlit' en picard. Ce journal relatait, dans la langue du pays, les petits potins du coin et ce depuis 1980 autant dire une éternité. Ils arrivent à faire vivre cette langue depuis 33 ans !

Alors là chapeau. Tant de ténacité méritait bien qu'on en parle sur Ravisse min coin. C'est fait.

Bonne continuation à toute l'équipe de Ch'Picholit !

Je vais vous faire écouter une chanson en picard que j'ai dégoté sur leur site (http://lanchron.fr/) histoire de s'imprégner de notre langue d'origine.

Vous y trouverez les paroles traduites car il faut l'avouer ce n'est pas toujours très facile de bien comprendre les mots qui sont parfois différents de notre ch'ti à nous z'autes !

 

 

 

   

BOUT D'CHU CMIN


Paroles et musique : Jean-Luc Vigneux (1988)
Accompagnement à la flûte traversière : Didier Trotereau
Version enregistrée « en direct radiophonique » le 26 septembre 1990 à Amiens (version inédite)


Écoutez le texte picard chanté par l’auteur tout en le lisant !

 

Traduction littérale en français de l’auteur

Bout d’chu cmin
 
Bout d’chu cmin, y o quiqu’un.
I y o quiqu’un qu’i m’attind,
Qu’i m’attind, pi qu’j’ainme bièn.
Éq j’ainme bièn, bout d’chu cmin.
Bout d’chu cmin, ché sro nmain.
Ché sro nmain, du matin.
Du matin, j’ai gra faim,
J’ai gra faim, bout d’chu cmin.
Bout d’chu cmin, éq j’ai prins,
Éq j’ai prins pér és main.
Pér és main, tout duchmint,
Tout duchmint, bout d’chu cmin.
Bout d’chu cmin, un ratchuin,
Un ratchuin, ziu d’cahoin.
Ziu d’cahoin i mile gramint.
Mile gramint, bout d’chu cmin.
Bout d’chu cmin, j’érai soin.
J’érai soin à chés gins,
À chés gins, pi à chu vint.
À chu vint, bout d’chu cmin.
Bout d’chu cmin, n’foait mie rièn...
Mais n’foait mie rièn, nom d’un tchièn !
Nom d’un tchièn, sarre tes dints.
Sarre tes dints, bout d’chu cmin.
Bout d’chu cmin, un tchot calin,
Un tchot calin, troés, deux, un...
Troés, deux, un, un bé cotchin.
Bé cotchin, bout d’chu cmin.
Bout d’chu cmin, y o quiqu’un.
I y o quiqu’un qu’i m’attind,
Qu’i m’attind, éq j’ainme bièn.
Éq j’ainme bièn, min bout d’chuque !

 

 

Au bout du chemin
 
Au bout du chemin, il y a quelqu’un.
Il y a quelqu’un qui m’attend,
Qui m’attend, et que j’aime bien.
Que j’aime bien, au bout du chemin.
Au bout du chemin, ce sera demain.
Ce sera demain, dès le matin.
Dès le matin, j’ai envie,
J’ai envie, au bout du chemin.
Au bout du chemin, que j’ai pris,
Que j’ai pris par sa main.
Par sa main, tout doucement,
Tout doucement, au bout du chemin.
Au bout du chemin, un rencoin,
Un rencoin, oeil de chouette.
OEuil de chouette qui guette beaucoup.
Guette beaucoup, au bout du chemin.
Au bout du chemin, je ferai attention.
Je ferai attention aux gens,
Aux gens, et au vent.
Au vent, au bout du chemin.
Au bout du chemin, ne fais surtout rien...
Mais ne fais surtout rien, nom d’un chien !
Nom d’un chien, serre tes dents.
Serre tes dents, au bout du chemin.
Au bout du chemin, un petit calin,
Un petit calin, trois, deux, un...
Trois, deux, un, un baiser coquin.
Baiser coquin, au bout du chemin.
Au bout du chemin, il y a quelqu’un.
Il y a quelqu’un qui m’attend,
Qui m’attend, et que j’aime bien.
Que j’aime bien, mon morceau de sucre !
 

 

Publié le 05/11/2013 @ 08:32  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre?   Prévisualiser  Imprimer l'article

In parle Ch'ti à Bergues ? - par studiohawa

Ch'est eine vielle histore d'pus qu' in a vu ch'film "Bienvenue chez les Ch'ti".

A Beurgues in parle ch'ti ou pas ?

Bon ben v'la in p'tit film d'un parint (sin n'veu) à un d'nous adhérent, not ami Antoine d'Illies, qui a pris l'taureau par chés cornes, infin ch'train,  et qui nous donne sin point d'vue.

Ravisse et acoute ben

Si te veux ravisser l'original sur "viméo" ch'est ichi : http://vimeo.com/75646356  dès fos qu'cha march'rôt pas

 

Entre Ciel et Bergues from stephane bruhier on Vimeo.

Publié le 13/10/2013 @ 16:01  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre?   Prévisualiser  Imprimer l'article

Du ch'ti en Belgique ! - par studiohawa

Le Forum des Weppes m'a fait toucher du doigt, ou plutôt  de l'oreille, l'attachement des Wallons
à la langue française.
Non seulement attachement à la langue française mais aussi au picard !
Leur parlé, du moins celui de Comines Warneton, s'apparente à un picard
additionné de rouchi (patois de Valenciennes) sauce ch'ti.
Pour bien comprendre ce savant mélange rien de tel qu'un petit poème
écrit dans la langue locale et parlant,  je vous le donne en mille, une fois,  de  ... bière
Celui-ci date de 1916. Il n'est pas forcément facile de le traduire mais en le relisant, une fois ou deux ou plus, on y arrive.
La traduction est juste à côté, si vous avez des difficultés ... mais je vous sais très coriace !

<><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><>

Ene banne pinte                Une bonne pinte

Min Dî, qu'ch'é ban in verre de bîre !                       Mon Dieu que c'est bon un verre de bière
Enne banne crasse pinte qu'in vint t'servir...        Une bonne pinte mousseuse qu'on vient te servir ...
I-a rint d'méyïeu, j'eul deus souvint,                       Il n'y a rien de meilleur, je le dis souvent,
Ch'é tout c'qui faut pour ête contint.                       C'est tout ce qu'il faut pour être content.
Tout d'sute, dès qu'in orchôt in verre,                    Tout de suite, dès que l'on reçoit un verre,
In dirôt qu'in-é d'ène âte terre,                               On dirait que l'on est le derrière par terre,
Et même, wette, j'vas l'dire, in oblie                     Et même, regarde, je vais le dire, on oublie
L'file qu'in veyïot si volinti.                                       La fille que l'on voyait si volontiers

Mé te pôs avaleu t'bire,                                            Mais tu peux avaler ta bière,
Nan, in preumi, te dôs l'sintir,                                 Non, en premier, tu dois la sentir
Et faire chô aveuc grand respect ...                      Et faire cela avec grand respect ...
I-a tellement d'gins qui-ont d'vu ouvrér             Il y a tellement de personnes qui ont dû travailler
Pour arriveu à mette sul' tape                               Pour arriver à mettre sur la table
Cheule liqueur d'or si agréape                            Cette liqueur d'or si agréable
Apré, bôs tin verre sans t'presseu                      Après, bois ton verre sans te presser
Pour mî sintir eul bîre passeu ...                         Pour mieux sentir la bière passer ...

T'as pu d'corache, t'es inbéteu ...                        Tu n'as plus de courage, t'es ennuyé ...
Te treuffes que t'és bin malheureux,                  Tu trouves que tu es bien malheureux
Te crôs p'tête qu'i-a pus rin à faire ? ...              Tu crois peut-être qu'il n'y a plus rien à faire ? ...
Bin, mô, j't'assure tout du contraire.                   Bien, moi, je t'assure tout du contraire.
Quô qu'ch'é qu'i faut pour t'ormonteu ?             Que te faut-il pour te remonter ?
In verre de bîre bin entasseu ...                          Un verre de bière bien servi ...
Pour faire partir l'décourag'mint,                        Pour chasser le découragement,
I-a pôs d'méyïeu médicamint.                            Il n'y a pas meilleur médicament.

Orliffe tin verre, orwette garchan,                          Lève ton verre, regarde garçon,
Ch'é d'eul gaîté qu't'as dins tes mans.               C'est de la gaité que tu as dans tes mains.
Wette cheule couleur, gonne comme eud'l'or   Regarde cette couleur, jaune comme de l'or

Geneviève PITTELLIOEN (1916)                          Traduction libre

Publié le 13/10/2013 @ 10:59  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre?   Prévisualiser  Imprimer l'article

Noces d'or - par studiohawa

Décidémint nou Maire, ichi à Marquillies, ch'est un dijeux d'patois !

Ch'matin y a  fait chés Noces d'Or d'nos amis Huguette et Jean, in ch'ti. Faut dir qu'chés deux là ch'est aussi des parleux d'patois.

In étôt tertous là pour acouter cha et pour tout met' dins l'boite à musique.

Ch'étôt aujourd'hui sam'di 20 juillet d'sus cop d'neine.

V'là ch'discours officiel. T'as qu'à acouter.

 

 

Publié le 20/07/2013 @ 16:53  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre?   Prévisualiser  Imprimer l'article

Noces d'Or - par studiohawa

Décidémint nous maire, ichi à Marquillies,  ch'est un grind dijeux d'patois !
Ch'matin, sam'di 20 juillet d'sus l'coup d'neine, y a fêté chés Noces d'Or à Huguette et à Jean eusse aussi des parleux d'patois.
In a inregistré tout cha et y a pu qu'a acouter. Ch'est ichi in d'sous:
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Publié le 20/07/2013 @ 16:47  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre?   Prévisualiser  Imprimer l'article

Ch'discours d'inauguration - par studiohawa

I n'a gramint qui m'ont d'mindé d'mette min discours d'inauguration d'sus ch'site.
Pou ch'ti qui l'aurôt pas intindu et pourtint j'lai lu trôs fôs le v'là:

Bonjour mes gins, bonjour tertous,
J'sus fin bénache d'vous vir ichi aussi nombreux à l'occasion de ch'l'inauguration d'nos circuits patoisants. J'in profite tout d'suite pour r'mercier chés élus et chés r'présentants d'association qui nous font l'plaiji d'êtes v'nus. Cha fait vraimint plaiji d'vir qui a incour gramint d'gins qui s'interres't à leu villach', à s'n'histoire, et à tout s'qui fait qu'leu villach' y est pas tout à fait parel à ch'ti d'à côté.
Mais ch'ti d'à côté i 'est aussi plein d'aut' curiosités, y a aussi plein d'bielles d'cosses à raviser et ch'est pour cha qu'in s'y est mis à trois in espérant qu'd'aut' vont v'nir nous r'jointent. Y s'ront, ben intindu, les bienv'nus.
Mais, j'sus là que l'babelle, et je n' m'rind compte que tout l'monte n'comprind p' têt pas tout s'que j'dis. Alors j'vas vous donner un consel in français. Le v'là : choisissez un voisin ou une voisine parfaitement bilingue et qui vous servira de traducteur ou de traductrice. Et pis cha s'ra l'occasion de faire d' bielles connaissances.
Ch'est vrai qu'nous, in n'fait pas toudis attintion à s'qu'in raconte. In qu'cominche in français et in fini in patois ou l'contraire mais cha nous dérinche pas parce que comme j'dijôs in est bilinque. Français et ch'ti in même temps. « Bilinque » Parait qu'ch'est eine séquoi qu'in attrape dins sin plus jeune ache. Min vijin ch'malheureux,i n'parlot pas patois, i m'a dit un jour qu' chétôt « génétique ». Génétique ? Que nom ! J'sais pas pour ti z'autes, mais pour mi cha m'géne pas du tout, et j'pinse pas avoir attrapé d' tics in parlant ch'ti.
J' raconte, j'raconte mais cha vous a laiché bien du timps pour treuver eine interprète, alors in va pouvoir passer à s'qui nous amène ichi aujourd'hui.


Tous chés panneaux qu'vous pourrez raviser, i n'se sont pas fait comme cha, vous vous in doutez bien ! I a fallu que gramint d'monte i oeuve't pindint in bon momint.
Déjà i' a fallut ch'l'idée d'départ. Cheulle là j'l'avôt d'puis font longmint. Ch'étôt putôt in viux souv'nir qui trainôt là au fond de m'tiète.
Ch'Souvenir ch'est « L' route du patois » qu'in peut toudis vir du côté d'Bruay in Artois vers Houdain. Ch'l' route là, si vous ne l'connaichez pas, alle met in imache des dictons in patois, d'sus des grinds panneaux attiqués aux pégnons d'chés majons.
Et pis in 2008 Ch'Film y' est arrivé ! Vous savez ch' fameux film qui s'passe dins l'coin, infin à 'Beurgues', et qui a cangé l'façon d'vir nou région. C'est à peu près à ch'monint là qu' j'ai compris qu'in pourôt faire quèque cosse, à nou fachon.
Infin cha a mis du temps, pace que ch'est foque in début 2011 que sus parti vir min Maire Mr Eric Bocquet. J'y raconte m'n'affaire, et tout imballé i m'dis d'écrire tout cha pou in parler à sin consel. I en parl' telmint à l'un et à l'aut' que v'là Hintay qui veut aussi faire partie d 'l'avinture. Ch'est insein qu'à l'rentrée d'2011 in s'rtreuve tertous pour nou première réunion. Cha print telmint bielle tournure que m'sieur l'maire d'Marquillies y parle de ch'l'association pour l'première fôs in public à l'occasion ses Voeux, in début 2012. Illies qu'y étôt là, s'soir là, y' est li aussi intéressé.
Nous v'la à ch't'heure à trôs.
Les affaires vont bon train, et in septimpe 2012 ch'l'association 'Ravisse min coin' vôt l'jour : in parait au Journal Officiel.

A ch' t'heure que tout est à plache in busi d'jà à l' suite d'chés évènemints. Prolong'mints d'chés purmenates, circuits intervillachs, expositions et pis incour gramint d'aut' coses. Mais tout cha in vous l'dira l'momint v'nu.
Justemint j'vas r'venir in momint d'sus chés panneaux et d'sus chés parcours. Chés parcours, dins chés trôs villach, i font à peu près 5 kms. I faut à peu près 2 heures et d'mi pour faire ch'parcours à pied, mais cha, cha dépind de t'forme et aussi de t'vitesse d'lecture d'chés panneaux.
I n'a certain'mint qui s'deminte pourquoi in n'a écrit chés panneaux in patois. Ben j'va vous l'dir'. Chés z' histoires qu'in raconte n'datent pas d'hier, et justemint pou le donner puque d'authinticité, pou les r'placher dins leu époque in n'pouvôt pas les raconter in français, chés gins de ch'époque là i n'parlôttent que l'patois.
Ben intindu, pou mette à plache chés panneaux, y a fallut qu'des gins nous donnent le accord.
Et cha qué bien ! ch'est l'momint d' r' mercier tous cheux qui ont ouvré à l'réalisation d' chés purmenates.

J'vas commincher par r 'mercier chés Maires d'nos trois villaches qui ont cru à nou projet, et pis aussi faut l'dire, donnés chés sous pou' fair' tous chés panneaux.

J'vas vous rassurer tout d'suite :cha n'a pas coûter eine fortune

parce qu'in a quasimint tout fait nous-même, à part ch'traval d'imprim'rie. Pou l'rest in a acater ch'bôs, et tout l'rest' y a été fait pas chés services techniques d'nos villach.

Un grind merci donc à Mr l'Sénateur Maire d'Marquillies Mr Eric Bocquet, un grind merci à Mme le maire d'Hintay Mme Désirée Duhem, et un grind merci à Mr l'maire d'Illies Mr Daniel Hayart.

Un grind merci aussi à chés consels municipaux qui ont accordé chés subventions pour mette à plache ch'projet.

Je n'vas pas, dins mes r'mercimints, oublier chés services techniques eud' tous d'chés villach's qui ont montés et posés tous chés panneaux.

Faut aussi que j'dije merci à chés riverains d'chés panneaux qui ont tous, sins rouspéter ben au contraire, donné le accord pour qu'in puiche atiquer chés panneaux d'sus le terrain, ou pas lon d'le majon.

Un grind merci à tous chés gins d'chés Cercles historiques et à chés anciens d'nos villachs qui nous ont donné gramint d'idées pour chés textes d'nous panneaux.

Un grind merci aussi à tous chés artistes pour chés illustrations. Chés Barbouilleux d'Marquillies, Romy Cardon graphist' stagiaire à l'commune d'Hintay, et à not' amie Chantal Dhennin à Illies pou ses photos.

Merci à ch' l'Office de Tourisme des Weppes, pou ses cartes et toute s'réclame. Ch'Office alle est r'présinter aujourd'hui par s'présidinte Mme Maryse Marrant qu'vous intindrez tout à l'heure.

Merci aussi à Catherine et Yvon et à tous leu z'amis du Jogging club d'Herlies pou leu cartes qu'in a mis d'sus nou site.

Merci aussi à chés bénévoles d'nou villach, à z'employés communaux et au « Chti Trio » pou ch'organisation et l'animation de ch'pot.

Merci aussi à m'femme pou s'passienche, qui d'puis in bon momint ne m'vôt pu gramint.

Merci ben sûr à tous mes amis d'Ravisse min coin qui ont bien ouvrés pindint quèques mois.

J'espère que j'n'ai oublié personne pace que cheux là y qui vont m'faire des gros dints !

Avint d'laicher nou Sénateur Maire Mr Eric Bocquet, Mme Désirée Duhem, Mr Daniel Hayart fair' sin discours j'voudôs finir par eine bielle parole d'un grind philosophe.

Mi j'dis qu'ch'étôt un grind philosophe parce qui s'définichôt li même comme in grind amateur d'bire, bièrologue qui dijôt, et quind in aime bien l'bire in n'peut ête que philosophe, surtout après quèques verres !

Ch'philosophe là, qu'y étôt aussi acteur d'cinéma et d'théatre ch'est Ronny Coutteure.

Un jour y a dit ... mais ch'étôt p'têt un lundi d'ducasse :

'Quind l'front d'la culture i avinche, alors l'front d'la connerie y r'cule'

Et l'culture, du moins l'culture locale alle est là, d'vant vous ! Ecrite d'sus chés panneaux !

Alors, et in compte sur vous, y a pus qu'à l'faire avincher !

Merci à tertous.

 

Publié le 12/05/2013 @ 14:49  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre?   Prévisualiser  Imprimer l'article

In poète ch'ti dins nou coin - par studiohawa

In ch'momint (avril-mai 2013) in inr'giste chés textes d'chés panneaux.
Chés des gins d'nous villach' qui lich'tent chés textes et in allant vir chés gins in n'a  r'treuvé in: Louis eud Wiques com' i s'appelle li même, qui écrit des poèmes in patois ben intindu.
In v'la un in honneur d' chés bénévoles.
Et nous cha nous connôt l'bénévolat !

BENEVOLAT
 
Merci gramin à chés bénévoles
Sins qui eul'vie s'rô parfos moins drôle
Euss' qui n'arcachent point chés hommeurs
Et distributent toudis du bonheur.
 
Tertous gins obscurs et sin arrire pinsée
Cha est vraimint des âmes bin nées
Des «  St Bernard » qui mériterotent bin ein médalle
Mais des médalles cha leur est bin égal
Si seul'mint i n'avot ein' eud l'amitié
Sur qu'alle leur serot destinée.
 
Eud leu timps i n'sont jamais avares
Même si parfos, i n'ont rin à voare
Parfos is in sont eud leu poche
Et cha jamais personne ne leur arproche
Diape, après tout, ch'est leurs sous
Alorss, in s'in fout.
Eul monte est ainsi fait ;
Que sin eusse, cha eun' pourrot nein aller !
 
Vif ché nénévoles
Vers euss min tiot cœur s'invole
 
Louis eud Wiques
 
Citation
I a souvint plus prométeux que d'ouvreux car
Ach pays des promesses in meurt eud faim.
 
 Jacques LEROUX
Publié le 02/05/2013 @ 07:27  - 2 commentaires 2 commentaires - Voir? Ajouter le vôtre?   Prévisualiser  Imprimer l'article
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